Affichage des articles dont le libellé est peinture acrylique sur toile. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est peinture acrylique sur toile. Afficher tous les articles

mercredi 3 avril 2019






TTBR










TTBR #41, C+
gesso, charge et acrylique sous toile lin
40*40cm
2019








TTBR #40, C+
gesso, acrylique sur toile coton
20*20cm
2019










TTBR #39, C+
gesso, acrylique sur toile synthétique
50*50cm
2019








TTBR #21, S+
acrylique sur toile coton
20*20cm
2010-2018 










 

vendredi 1 février 2019






TTBR + ... donne 2*3=9







2*3=9 
peinture acrylique, charge sur toile
6*(20*20cm) 
2019





Au départ, sur la base des 3 couleurs basiques Jaune, Rouge, Bleu, je voulais juxtaposer trois toiles monochromes "noires"  20*20cm avec une très faible nuance de chacune des 3 couleurs . Le résultat était très peu perceptible, trop même pour moi . J'y reviendrai une autre fois . 

J'ai ensuite eu l'idée de conserver cette approche Noir + couleur basique mais avec une peinture très diluée et des encres en jouant avec un hasard plus ou moins contrôlé. La première pièce réalisée est celle que je nomme NJ pour Noir/Jaune . Les touches de rose/rouge et blanche sont réalisées à l'encre . 
J'ai longtemps considéré le résultat, y ai "vu" une fleur de nénuphar sur le point d'éclore.

Plusieurs semaines ont passé.

Véritable ovni dans ma production, je n'arrivai pas à m'en satisfaire comme pièce unique, même encadrée dans une caisse américaine. J'ai donc décidé de poursuivre ce même travail sur les 2 autres pièces noir coloré : Noir/Rouge et Noir/Bleu . Toujours avec une peinture acrylique très diluée et des encres, je me fiais au hasard contrôlé. Toutefois , une règle de combinatoire s'imposait à cause de la première pièce et des 3 couleurs. Comme cette première contenait du Jaune et une touche de Rouge sur un fond Noir/Jaune, les autres devaient nécessairement être réalisées avec les combinaisons restantes : Rouge dilué + Bleu sur fond Noir/Rouge et Bleu dilué + Jaune sur fond Noir/Bleu .
Cela restait des ovnis auxquels je n'arrivais pas à m'attacher en l'état, isolés ou liés, j'en ressentais une insatisfaction malgré les tentatives d'accrochage sur mes murs .

Quelques semaines passent .

L'idée de continuer le principe de la combinaison s'impose à moi, cette fois avec des TTBR . En effet, j'ai une pièce TTBR# 34 C+ , 20*20cm , que je déplace régulièrement . Le relief est une croix grecque et la couleur un rouge profond mat en raison de la charge rajoutée à la peinture . Je la juxtapose à NR, NJ, NB et considère le résultat . La double opposition monochrome/nuances aléatoires, forme simple/tâches informes commence à éveiller mon intérêt  : NR, NJ et NB seront associés à un TTBR C+ peint d'une des couleurs basiques, désaturée et assombrie .

Nouvelle question : quelle forme utilisée pour le relief . Une seule forme ou trois différentes. dans la mesure où j'ai déjà utilisé trois couleurs, trois formes s'imposent. Lesquelles ?  Je reprends  les 3 formes de base suprématistes : Carré, Rond, Croix et déjà utilisées dans la pièce "le triangle équilatéral de la moitié de la surface du carré ne rentre pas dans le carré"

Nouvelle question : quelle couleur pour quelle forme ? Je décide d'éloigner le plus possible la couleur et la forme d'une symbolique populaire ou psychologisante ni d'une association théorique couleur/forme de l'histoire de l'art : pas de croix rouge symbole hospitalier, pas de carré bleu symbole d'une stabilité, d'un ancrage masculin ou de rond rouge que certains seraient tentés d'associer à la féminité ... Donc Croix Jaune, Carré rouge, Rond Bleu . Très satisfait de l'association Croix jaune, je continue de trouver suspicieux pour cette démarche l'association Rond Bleu qui pourrait évoquer la voute céleste grâce au lapis lazuli ou au cobalt , pigments ayant servi à représenter la "lumière" divine en peinture ou dans les vitraux et C.Malévitch a fait un quadrangle rouge sur fond blanc. Tant pis .

Nouvelle et dernière question : quel TTBR associé à quel Ncoloré ? La forme dans le TTBR n'intervient plus dans cette combinatoire qui ne se joue que sur les couleurs (point commun ou absence de point commun).





J'ai 9 possibilités de combinaison :


  • du Ncoloré  découle le TTBR de la même couleur   :  NB+TTBR Bleu, NJ+TTBR Jaune, NR+TTBR Rouge
  • de la couleur basique ponctuelle dans le Ncoloré découle le TTBR de la même couleur : NB+TTBR Jaune, NJ+TTBR Rouge, NR+TTBR Bleu
  • de l'absence de la couleur basique dans le Ncoloré découle le TTBR de cette couleur absente : NB+TTBR Rouge, NJ+TTBR Bleu, NR+TTBR Jaune



D'où le titre (3*2)-nombre de toiles = 9 -nombre combinaisons



En accrochant les diverses possibilités, je choisis, par "goût" et pour aller jusqu'au bout de cette idée de combinaison, de faire une version de chacune des associations ci-dessus .



  • NB + TTBR Bleu, la couleur principale du Ncoloré se retrouve sur le TTBR
  • NJ + TTBR Rouge, la couleur ponctuelle du Ncoloré se retrouve sur le TTBR
  • NR + TTBR Jaune, les 3 couleurs basiques sont présentent



Et comme une évidence, le TTBR est à gauche.










mardi 3 juillet 2018






TTBR






TTBR#33 C+

acrylique sur toile, tasseau sous toile, cadre bois brut verni, 53*43cm
2017-2018



















 sans titre







sans titre
acrylique, carton, charge, graphite sur toile , 40*40cm
2018









la composition utilise deux fois la répartition classique 5/8 et 3/8.
la première fois la division est verticale, la seconde fois, une droite inclinée relie les points déduits de ce même rapport sur les lignes horizontales supérieures. la dernière ligne au graphite est à angle droit de cette droite. 
le centre de l'anneau est sur la droite inclinée mais placé en hauteur de manière totalement intuitive. 
le diamètre extérieur de l'anneau est contingent du diamètre maximum du découpe cercle que je possède, l'épaisseur de l'anneau est intuitive.
la découpe de l'anneau procède d'une interaction avec les lignes, interaction que je mets actuellement en place avec un autre projet utilisant des photographies de paysages ou de modèles "sportifs", mais aussi dans le tableau précédent mur#3 , où surgissent des formes géométriques perturbant la profondeur de la photographie ou suggérée dans le tableau .

avant de faire le dégradé rouge/rose, j'ai procédé à plusieurs essais numériques.






 
 








mardi 5 juin 2018







mur#3




mur#3
acrylique, charge, papier, graphite, 40*40cm
2018
collection M.D.





au départ, il y a ça






une photographie d'une paroi taguée, repeinte, taguée à nouveau, repeinte, etc avec des couleurs "neutres", industrielles, des coulures, des couches multiples et peu de contraste.

Le procédé a déjà été utilisé pour mur#1 et mur#2 sur des toiles déjà peintes par quelqu'un d'autre, mais les aplats noirs sont réalisés à la bande cache, avec donc des bords très nets. Réalisés des aplats rapides avec des bords flous, comme le fait la brigade anti-tague, n'est pas encore satisfaisant, gratifiant visuellement pour moi . Malgré un attrait pour Mark Rothko et certains expressionnistes abstraits, je n'arrive pas à faire une "tache" mal délimitée et m'en satisfaire. Ce processus de réalisation de mur#3 en est encore une preuve . Dans les cas de ciel#1 et ciel#2, il y a bien taches et nuances mais comme il s'agit de "all-over", les bords sont nets parce qu'il s'agit des bords de la toile.

Pour ce mur#3, la base est une toile 40*40cm avec une impression décorative vintage, abandonnée dans la rue.
Le premier stade a consisté à recouvrir toute la toile d'un mélange d'acrylique industrielle blanche et d'une charge afin d'imiter la granulométrie d'une peinture épaisse comme en utilise la brigade anti-tague. La charge colore légèrement la peinture, le résultat évoque un badigeon épais à la chaux et sable fin avec la trace des gestes réalisés avec une vieille brosse.

3 chiffres 881, mais partiellement peints. Le texte entier aurait été défense d'afficher, loi du 29 juillet 1881. Les 40*40cm de la toile sont donc un extrait de mur.

Patine salie, usée, poncée, grattée tel un vieux mur. Pas de précaution particulière, pas de composition, il s'agit de faire sale, spontané. Résultat non satisfaisant, recouvert sur les 5/6 d'une couche d'acrylique blanche peu couvrante juste pour faire "propre" à moindre coût.

Collage d'une (non)affiche dans un angle. C'est un papier fin, gris uni probablement issu du recyclage comme on en trouve dans les boites à chaussures. Au passage, une petite lacération - voilà pour l'hommage à Jacques Villeglé et l'ironie par rapport à la loi.

Un tague - et quel tague - une insulte au marqueur type Posca. Inutile de vous révéler laquelle, votre histoire personnelle peut fournir celle qui vous aura touché un jour.
Le tague est recouvert par une épaisse couche d'acrylique+charge rose . Voyez un symbole dans la couleur si vous le voulez, pour moi c'est juste une contamination par des monochromes de Yves Klein et une lubbie : il y a 2 ans, un maître d'ouvrage m'a fait découvrir l'intérêt esthétique de roses mâts légèrement désaturés, salis, lavés de leur connotation niaise "rose pour les filles" . Toutefois ici, cette couleur à l'esprit léger, printanier annule voire ironise sur la violence de l'insulte qu'elle recouvre . Ainsi, une certaine "symbolique" apporte un supplément de sens. Les coulures, réalité concrète d'une peinture à la va-vite, pour malgré tout évoquer une certaine douleur, tristesse de voir, d'entendre sans cesse ces insultes.



pas satisfaisant, ni vide, ni plein, composition sans intérêt, stress de la tache pas assez mal délimitée, trop contrastée et les coulures sont fausses puisque l'aplat est réalisé avec une pâte épaisse qui ne risque pas de couler ...





Plus économique, rapide que la composition et recherche avec des papiers colorés bien que les images de rendus manquent de matérialité, de texture : la DAO. Divers essais avant d'aboutir à quelque chose qui marque une nouvelle pause.








La confrontation lignes nettes/lignes irrégulières m'agace sur les 2 premiers essais = retour à une forme géométrique fortement délimitée. Au passage, l'image bascule d'une imitation d'un mur, image figurative à une peinture mêlant figuration et abstraction géométrique . Bien que l'action de recouvrir l'insulte écrite par une couche opaque, épaisse soit symbolique, le résultat ne montre pas le processus : la "peinture" ne me permet pas de transmettre le récit, le sens de ces actions. Utiliser une peinture moins couvrante ? Ce serait idiot puisqu'il n'est pas question que l'insulte soit révélée.

Ca ne fait pas long feu, c'est "joli" (et encore, une fois réalisé ?) mais à quoi bon, le rectangle rose flotte dans une surface unie. Et concrètement, c'est une réserve dans la surface unie et non un aplat sur un fond uni ...

PAUSE

Retour à une ancienne réflexion d'étudiant en d'architecture : que se passe-t-il derrière un mur, quelle vie secrète peut s'y dérouler à l'abri ? Le mur est littéralement arasé et s'ouvre sur un ciel couvert - celui du jour où je le fais, les ciels bleus sont ennuyeux- dans lequel flotte un aplat. Comme je l'écris : ça flotte, ça manque de luminosité ou d'évidence, plaisir perceptif visuel sans plus.



PAUSE

Vient vite en mémoire, l'image des grands panneaux annonçant une nouvelle opération immobilière ou  ceux de chantier récapitulant la liste des intervenants . Ce sont de grands chevalets rudimentaires en charpente bois.

Tous les éléments déjà incorporés ont été représentés en géométral : projection sur un plan vertical d'éléments vus de face, tout simplement parce que le point de départ était un mur et non la représentation d'un mur dans un contexte spatial. La charpente bois est donc elle aussi aplatie, je n'en conserve d'ailleurs que les contours. Je termine par une nouvelle perturbation de la géométrie spatiale avec une barre noire que je suggère continue mais qui ne respecte pas l'espace 3D, comme si elle surgissait d'une autre dimension.










dernière phase d'exécution (voir au début de l'article) . Elle a lieu en deux temps : d'abord la réalisation du ciel gris . J'ai un moment considéré cette phase similaire à l'image DAO avant la dernière pause (cf plus haut) pour finalement me convaincre que la réalisation du ciel gris n'était pas suffisamment réaliste pour qu'on n'y voit autre chose qu'un aplat rose réservé dans une patouille nuancée de gris. Bref la matérialité du fond gris l'emporte sur ce qu'il est sensé représenté à savoir un ciel ... Ce qui me convainc de dessiner la charpente bois de manière irréaliste par simples contours, en supprimant les arètes évoquant le rapport spatial devant-derrière et d'incorporer cette barre noire discontinue et très contrastée.



au jeu des interprétations, vous pouvez voir dans l'émergence de ce panneau derrière un mur, la publicité d'une promesse d'une vie meilleure, masquant une autre réalité que vous ne pouvez percevoir parce qu'elle est doublement masquer : masquer par l'affiche et le discours publicitaire, masquer encore par le mur qui vous sépare de cette réalité. La bande noire, étrange et hors contexte est une invitation à s'attarder sur autre chose que cette promesse.






dimanche 30 juillet 2017





3 en 1





3 en 1, acrylique sur toile, 15*10cm et cartels
2017



Cette petite pièce, si elle est exposée, sera accompagnée de 3 cartels. Chaque cartel propose une attitude de l'histoire de l'art pour appréhender l'objet. 
cartel#1 : construction géométrique, acrylique sur toile, 15*10cm - art concret
cartel#2 : lever de lune sur mer calme, acrylique sur toile, 15*10cm - abstraction figurative
cartel#3: sans titre, acrylique sur toile, 15*10cm - art contemporain








 





TTBR






TTBR#34 C+ , acrylique et charges sur toile, 50*40cm
2017
don de l'artiste à M.F.












TTBR#32 S+ , acrylique et adhésifs sur toile, 30*30*3,5cm
2017










TTBR#31 C+ , acrylique et charge toile, 20*20cm 
2017










samedi 17 décembre 2016







 sans titre, acrylique sur toile de lin, 40*40cm, 2010








capsule, acrylique sur toile de coton,  60*40cm, 2016






samedi 3 décembre 2016







TTBR







TTBR#30 C+, 30*30 cm, acrylique sur toile, boite métallique sous toile, 2016










TTBR#29 S+ dit QUERELLE d'après un portrait de Jean Genet adolescent, 40*40cm, acrylique, adhésif sur toile, 2016







dimanche 16 octobre 2016

vendredi 14 octobre 2016


le triangle équilatéral dont la surface est égale à la moitié d'un carré, 
ne rentre pas dans le carré.








triptyque, acrylique sur toile, 80*80cm *3
2014-2016








le rond, acrylique sur toile, 80*80cm
2014







la croix grecque, acrylique sur toile, 80*80cm
2015







la carré, acrylique sur toile, 80*80cm
2016










mardi 11 août 2015

TTBR






TTBR S- école centrale, acrylique sur toile, 30*30cm
2007








TTBR C+ croix braille, acrylique sur toile, 30*30cm
2012








TTBR C+ croix décalée #1, acrylique sur toile, 20*20cm
2007








TTBR C+ croix décalée #2, acrylique sur toile, 20*20cm
2007








TTBR C+ usine, acrylique sur toile, 20*20cm
2010








TTBR C+ maison #1, acrylique sur toile, 20*20cm
2010










TTBR C+ maison #2, acrylique sur toile, 20*20cm
2010






dimanche 9 août 2015

CIELS





ciel #1, acrylique sur toile, 46*38cm
2013







ciel #2, acrylique sur toile, 41*33cm
2013








ciel #3, acrylique sur toile, 60*60cm
2014 - recouvert 2016 par TTBR C+  #28








ciel #4, acrylique sur toile marouflée, 41.2*28.2cm
2015





vendredi 7 août 2015




MURS






mur #1, acrylique sur toile, 70*70cm
2015







mur #2, acrylique sur toile, 70*70cm
2015






mercredi 5 août 2015




TTBR C+   TTBR C-    TTBR S+   TTBR S-



TTBR très très bas relief

C/S concret ou symbolique

+/- positif ou négatif


Philippe Saillé nous invite à parcourir ce travail, comme il visite l’espace urbain : avec attention et minutie. Architecte de formation, arpenteur et observateur de la ville, il s’imprègne des détails, des formes qui l’inspirent . Les motifs simples qu’il affectionne – le rond, le carré, la croix – habitent subtilement ses toiles.

Le dessin est de l’ordre de l’impression, de la trace . Les formes sont ensuite encapsulées dans des couches d'une même peinture, faisant émerger des Très Très Bas Reliefs TTBR, vestiges d’observations patiemment enregistrées, déclinés en formes concrètes sur la toile, sans signification, d’une part et en formes symboliques, en rapport avec son histoire et ses relations à autrui comme autant d'aveux autobiographiques – indéchiffrables - d'autres parts.

Pour accentuer la difficulté de la compréhension d'une signification présente ou absente, il s'appuie sur l'effet de la lumière . La perception des couleurs dépend de son action sur des textures, des épaisseurs . Sous certains angles, ombres, reflets contredisent, contrecarrent le principe du monochrome ... révèlent un
nouveau détail à percevoir. Il s'appuie encore sur des titres, simple référence d'inventaire ou pirouette humoristique.

Philippe Saillé donne alors à voir aux observateurs patients, d'autres dimensions, non visibles au premier abord . Ceci est techniquement un monochrome, mais pas vraiment sous la lumière et pourtant si, dans lequel flotte une forme géométrique qui est elle-même, mais peut-être plus ... mais pas forcément ... renvoyant le scrutateur à son propre questionnement .

rédaction N.Bire/P.Saillé d'après un entretien de l'artiste avec K.Le Ninan (novembre 2016).





TTBR C+ blanc, acrylique sur Lack Ikea, 55*55cm
2009







TTBR C+ noir satiné, acrylique sur toile, 50*50cm
2009








TTBR C+ noir laqué, acrylique sur toile, 30*30cm
2007