jeudi 4 juillet 2019






EXPOSITION
Chapitre T, Nantes
2 juillet, 3 août 2019






Pour Chapitre T, je joue le jeu de la couleur . J'ai donc choisi d'assembler des travaux issus de moments de création et de processus différents . Ils ont en commun l'intention de capter le spectateur : un moment de contemplation, à la fois profondément inscrit dans le présent et hors du temps quotidien .

Que me donne-t-on à regarder concrètement, ici et maintenant ?

Si projection imaginaire, il y a, elle est parfois induite par moi qui ai posé quelque indice identifiable dans la forme ou dans le titre, parfois elle est tout simplement le fruit du spectateur et de son vécu .





















EXPOSITION COLLECTIVE
CAPSULE GALERIE

Les rendez-vous de Saint-Briac (35)
30 mai, 2 juin 2019











lundi 1 juillet 2019






INTRUSIONS








dans une monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943







 
page 81 La raie , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm











page 145 Port d'Ostende , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019
collection particulière F.F. 










page 35 Dunes , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019











page 37 Poteau dans les dunes , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019
collection particulière F.F.











page 118 La vierge consolatrice , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
découpe, collage et encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019











page 119 Rue d'Ostende , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019
collection particulière H.M.










page 59 La musique russe , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
découpe, collage et encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019
collection particulière A.A et C.S.











page 138 Le chou rouge , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019











page 114 Le chou frisé , monographie de James Ensor, ed. Hypérion, Paris, 1943
encre sur papier imprimé, 30*24cm, mai 2019
collection particulière














INTRUSION



intrusion n.f. - 1304; lat. médiev. introsio : intrus
fait de s'introduire, sans en avoir le droit, dans une charge, une dignité; dans une société, un groupe.
le Nouveau Petit  Robert, 1993.




Intrusion est un travail en cours. Au hasard des rencontres dans les brocantes, les ressourceries, des «cadres» contenants des photographies, des illustrations, des "beaux livres", des monographies sont réinvestis. Des formes géométriques noires sont dessinées directement sur le support. Ces formes s’imposent dans l’image ou la page, défient la perspective, se jouent des plans comme un objet provenant d’une autre dimension et apparaissant étrangement dans notre monde.









sans titre , 34,5*52,5cm, 2016, feutre sur tirage photographique.
Cliché «les fermes de Charousse» Pierre Tairraz, ed. Pierre Tairraz, Chamonix.










mercredi 3 avril 2019






TTBR










TTBR #41, C+
gesso, charge et acrylique sous toile lin
40*40cm
2019








TTBR #40, C+
gesso, acrylique sur toile coton
20*20cm
2019










TTBR #39, C+
gesso, acrylique sur toile synthétique
50*50cm
2019








TTBR #21, S+
acrylique sur toile coton
20*20cm
2010-2018 










 

vendredi 1 février 2019






TTBR + ... donne 2*3=9







2*3=9 
peinture acrylique, charge sur toile
6*(20*20cm) 
2019





Au départ, sur la base des 3 couleurs basiques Jaune, Rouge, Bleu, je voulais juxtaposer trois toiles monochromes "noires"  20*20cm avec une très faible nuance de chacune des 3 couleurs . Le résultat était très peu perceptible, trop même pour moi . J'y reviendrai une autre fois . 

J'ai ensuite eu l'idée de conserver cette approche Noir + couleur basique mais avec une peinture très diluée et des encres en jouant avec un hasard plus ou moins contrôlé. La première pièce réalisée est celle que je nomme NJ pour Noir/Jaune . Les touches de rose/rouge et blanche sont réalisées à l'encre . 
J'ai longtemps considéré le résultat, y ai "vu" une fleur de nénuphar sur le point d'éclore.

Plusieurs semaines ont passé.

Véritable ovni dans ma production, je n'arrivai pas à m'en satisfaire comme pièce unique, même encadrée dans une caisse américaine. J'ai donc décidé de poursuivre ce même travail sur les 2 autres pièces noir coloré : Noir/Rouge et Noir/Bleu . Toujours avec une peinture acrylique très diluée et des encres, je me fiais au hasard contrôlé. Toutefois , une règle de combinatoire s'imposait à cause de la première pièce et des 3 couleurs. Comme cette première contenait du Jaune et une touche de Rouge sur un fond Noir/Jaune, les autres devaient nécessairement être réalisées avec les combinaisons restantes : Rouge dilué + Bleu sur fond Noir/Rouge et Bleu dilué + Jaune sur fond Noir/Bleu .
Cela restait des ovnis auxquels je n'arrivais pas à m'attacher en l'état, isolés ou liés, j'en ressentais une insatisfaction malgré les tentatives d'accrochage sur mes murs .

Quelques semaines passent .

L'idée de continuer le principe de la combinaison s'impose à moi, cette fois avec des TTBR . En effet, j'ai une pièce TTBR# 34 C+ , 20*20cm , que je déplace régulièrement . Le relief est une croix grecque et la couleur un rouge profond mat en raison de la charge rajoutée à la peinture . Je la juxtapose à NR, NJ, NB et considère le résultat . La double opposition monochrome/nuances aléatoires, forme simple/tâches informes commence à éveiller mon intérêt  : NR, NJ et NB seront associés à un TTBR C+ peint d'une des couleurs basiques, désaturée et assombrie .

Nouvelle question : quelle forme utilisée pour le relief . Une seule forme ou trois différentes. dans la mesure où j'ai déjà utilisé trois couleurs, trois formes s'imposent. Lesquelles ?  Je reprends  les 3 formes de base suprématistes : Carré, Rond, Croix et déjà utilisées dans la pièce "le triangle équilatéral de la moitié de la surface du carré ne rentre pas dans le carré"

Nouvelle question : quelle couleur pour quelle forme ? Je décide d'éloigner le plus possible la couleur et la forme d'une symbolique populaire ou psychologisante ni d'une association théorique couleur/forme de l'histoire de l'art : pas de croix rouge symbole hospitalier, pas de carré bleu symbole d'une stabilité, d'un ancrage masculin ou de rond rouge que certains seraient tentés d'associer à la féminité ... Donc Croix Jaune, Carré rouge, Rond Bleu . Très satisfait de l'association Croix jaune, je continue de trouver suspicieux pour cette démarche l'association Rond Bleu qui pourrait évoquer la voute céleste grâce au lapis lazuli ou au cobalt , pigments ayant servi à représenter la "lumière" divine en peinture ou dans les vitraux et C.Malévitch a fait un quadrangle rouge sur fond blanc. Tant pis .

Nouvelle et dernière question : quel TTBR associé à quel Ncoloré ? La forme dans le TTBR n'intervient plus dans cette combinatoire qui ne se joue que sur les couleurs (point commun ou absence de point commun).





J'ai 9 possibilités de combinaison :


  • du Ncoloré  découle le TTBR de la même couleur   :  NB+TTBR Bleu, NJ+TTBR Jaune, NR+TTBR Rouge
  • de la couleur basique ponctuelle dans le Ncoloré découle le TTBR de la même couleur : NB+TTBR Jaune, NJ+TTBR Rouge, NR+TTBR Bleu
  • de l'absence de la couleur basique dans le Ncoloré découle le TTBR de cette couleur absente : NB+TTBR Rouge, NJ+TTBR Bleu, NR+TTBR Jaune



D'où le titre (3*2)-nombre de toiles = 9 -nombre combinaisons



En accrochant les diverses possibilités, je choisis, par "goût" et pour aller jusqu'au bout de cette idée de combinaison, de faire une version de chacune des associations ci-dessus .



  • NB + TTBR Bleu, la couleur principale du Ncoloré se retrouve sur le TTBR
  • NJ + TTBR Rouge, la couleur ponctuelle du Ncoloré se retrouve sur le TTBR
  • NR + TTBR Jaune, les 3 couleurs basiques sont présentent



Et comme une évidence, le TTBR est à gauche.










jeudi 25 octobre 2018





DéGRAPHéS


Quai Hoche en contrebas du boulevard Gaston Doumergue, Ile de Nantes, un mur de graffes "sauvages" a vu les couches de peinture (jusqu'à 5 mm d'épaisseur) s'accumuler sur plusieurs années voire décennies. Je ne suis pas un admirateur des graffes, surtout pas de ceux qui consistent en un blaze, une signature XXL, peu travaillée et à la seule gloriole d'un individu. A contrario, je suis amusé par cette gueguerre sans vainqueur entre les graffeurs officiels institutionnalisés par la mairie via le plan graffes mais considérés comme corrompus par les graffeurs "sauvages" qui viennent pourrir leurs fresques (changement de terminologie pour les rendre plus acceptables ?) à coup de trainées de peinture au pulvérisateur ou tag bâclé parce qu'il faut faire vite et ne pas se faire prendre, et enfin les services de la ville chargés d'effacer ou recouvrir les graffes anarchiques par des peintures "ton pierre" .

"ad nauseam" pour cet éternel recommencement.
Lors du réaménagement du quai,  par zone, les couches de peinture ont été arrachées sans être évacuées. J'en ai récolté des morceaux. [2020 07 29, depuis que les travaux sont terminés, je les arrache moi-même]

Poncer "ad nauseam" : à la main, sans s'interrompre, jusque la fatigue et l'écoeurement à cause de l'odeur qui s'en dégage. Chaque pièce (version 14.5cm de diamètre) est ainsi poncée pendant environ 2 heures. Au hasard des découvertes des couches, j'oriente le geste pour supprimer ou conserver des zones en l'état, tout simplement parce que l'agencement des couleurs apparu me plait.

J'ai hésité un moment entre laisser les plaques brutes aux formes irrégulières ou les rendre un peu plus précieuses. L'accumulation m'a convaincu de les présenter sous la forme unique d'un disque homogénéisant une série. 

Des extraits, des échantillons, des boites de Pétri. *
 
* [2020 07 29, assez vite quand même, j'ai dérogé à la règle du rond plein dans un carré . Bien que continuant la série rond dans une vitrine carrée, pour certaines pièces, la vitrine peut être rectangle, le rond est partiel, la forme est d'une autre géométrie et intègre d'autres matériaux, voire elle est très irrégulière et propice à la paréidolie . Le fond a aussi évolué. Pour les ad nauseam #1 à #6, c'est un passe-partout qui matérialise le rond, dans les ad nauseam #7 à #11, la plaque est ronde et le fond est en canson blanc, ensuite la technique se stabilise : je texturise légèrement le fond avec du gesso, des poussières de ponçage dans de la peinture blanche, pour obtenir un effet similaire aux murs de la ville taggués puis repeints grossièrement (technique que je reprendrai très certainement un jour pour poursuivre les monochromes TTBR) ]

Je reste assez amusé par cette opposition entre le graffe XXL signature pauvre à 2 ou 3 couleurs et ces échantillons XS contenant des dizaines de couleurs, opposition encore entre ce cadre de bois naturel et un "déchet" polluant.

Le cycle des recouvrements a été clos par un ponçage (destruction et révélation) et un enfermement. Tout est maintenant fixé dans une forme, un objet, un état. Ce n'est donc pas sans une dose d'ironie que je m'approprie le travail de graffeurs/tagueurs sauvages en particulier de ceux revendiquant la liberté de taguer n'importe où, souvent à seule fin de reconnaissance qui ne dépasse que rarement les initiés malgré le gigantisme et la visibilité, ironique donc en révélant son caractère vain puisqu'il y aura toujours un graffe, un tag, une peinture ton pierre pour recouvrir le précédent, ironique encore en les signant au dos " anonymes + saillé " .

Mais sans doute, je me trompe sur les motivations des graffeurs/tagueurs, du moins de ceux qui ont dépassé le stade de la signature narcissique sur les murs comme sur un cahier d'adolescent ou comme pour marquer un territoire animal . De plus, ils sont conscients du caractère temporaire de leur graffe, ils savent qu'il sera recouvert. Leur "musée" c'est la photographie, instagram, les réseaux sociaux. 
 
Les galeries en France s'intéressent depuis quelques années au streetart, sans doutes après la parution de recueils réalisés par des photographes ( Subway Art, Martha Cooper, 1984, devenu le Graal du genre) et l'engouement du public qui se passionne pour l'identification de Banksy. Cela produit  un effet sur certains artistes, une porosité s'opère entre amateurs doués et artistes diplômés, entre art sauvage et officiel. Des oeuvres "façon street art" apparaissent sur toile et objets dans les galeries - puisqu'il faut bien vendre quelque chose aux acheteurs et collectionneurs : un objet plus ou moins pérenne, déplaçable, échangeable.










"ad nauseam #1" 

plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018 










"ad nauseam #2"  dit l'automne
plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018 










"ad nauseam #3"  dit l'été
plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018 
collection privée M.P. & B.S.










"ad nauseam #4"  dit l'hiver
plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018 
collection privée M.B.











"ad nauseam #5"  dit le printemps
plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018 











"ad nauseam #6" 
plaque de couches de peinture aérosol, arrachée et retravaillée, diamètre 15cm
septembre 2018